La Grande Muraille de Chine :

21 196,18 km de hauteur pour 2h d’ascension, quel périple fulgurant avons-nous pu vivre en ce Mardi 27 Mars 2018 !

07h45, et nous voilà partis sur la route pour gravir les marches ancestrales de la Grande Muraille de Chine. Le sommeil plein les yeux d’un jet-lag non rattrapé et le grand froid mêlé à la pollution qui s’abattait sur cette journée, annonçait d’emblée ce qu’aurait pu être notre journée. Après quelques explications sur la culture chinoise, menées par notre guide Yì, et une introduction sur le sujet de notre visite, nous nous sommes communément écroulés de fatigue les uns sur les autres. A moitié frigorifiés et le corps tout engourdi de courbatures, nous nous arrêtions après 2h de trajet pour visiter Les cloisonnés, une fabrique artisanale, qui reproduit grâce à la technique chinoise ancestrale, des œuvres impressionnantes telle que des vases, des bijoux et autres objets de décoration (voir article qui traite de ce sujet).

Fort heureux d’avoir pu en apprendre un peu plus à propos de cet art traditionnel complexe, et après avoir quelque peu négocié les prix pour ramener des souvenirs, nous repartions déjà vers cette fameuse Muraille. 10h06 : Arrivée au Great Wall Of China.

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Le vent souffle, -3°C au compteur, les mains et les oreilles congelées ; le froid qui s’immisce sous nos pulls et nos collants nous fait d’ores et déjà crier d’émotions. Tous pourvus d’entrain au début, puis séparés en plusieurs groupes, chacun s’élance à son rythme vers cette montée qui en a fait suer et baver bien plus d’un. Très vite les choses se compliquent. La respiration haletante et sans doute les conditions physiques prenant le dessus sur le mental, nombreux sont ceux qui décident d’abandonner et de retourner au point de départ. Dommage. Ceux qui s’étaient élancés et déterminés à atteindre le sommet continuent de plus belle, bravant le froid, la foule et les difficultés qui poussent à redescendre ou même à s’arrêter. Les cheveux et les poils de la doudoune littéralement gelés, la goutte au nez ou encore la gorge démesurément sèche, compliquent, mais ne mettent en rien fin, à l’effort que nous étions en train d’accomplir. Ainsi, s’encourageant et se soutenant, nous marchons ensemble, le dos trempé (oui, oui même avec ce froid) vers notre point final.

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Entre larmes, plaintes et rigolades, les jambes ankylosées et le bout des doigts frigorifiés, nous touchons enfin à notre but ultime. Fièrement arrivés à la 6ème puis 8ème porte de la Muraille, il est l’heure de relâcher les muscles et de prendre quelques photos. Que ne fût pas notre déception malgré tout, de voir que ce jour-ci, la vue mythique que l’on connaît tous était difficilement appréciable, polluée par le brouillard ou encore les altérations atmosphériques.

Tant pis ! L’effort valait le coup, et nous avons quand même de quoi nous rappeler ce moment, et surtout ce mérite de dire que nous l’avons fait !

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Quelques images en poche, le temps d’admirer tout de même ce que nous avions montés et après s’être faits photographiés par des locaux, nous repartions déjà vers le bus. Le retour tout aussi difficile que l’allée, bien que moins contraignant, restait tout de même éprouvant. Poussées par la faim et l’envie de rejoindre un brin de chaleur, nous descendions à vive allure les petites marches qui se frottaient sous nos pieds. Un énième effort, un dernier pas, et nous voilà arrivés auprès du drapeau SMI que brandissaient Usarat et Monsieur Guarino, attendant tous deux le reste du groupe avant de repartir.

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Une fois tout le monde réunis, ni une ni deux, affamés et assoiffés, nous partions nous restaurer et reprendre des forces pour le reste de la journée…Elle ne faisait que commencer !

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Ecrit par Yéda ROMAIN

Les cloisonnés de Pékin

Avant de se rendre sur la célèbre Muraille de Chine, nous avons effectué un arrêt dans une fabrique de cloisonnés chinois.

Dès nos premiers pas dans cette fabrique, nous étions tous stupéfaits de voir tout ce travail artisanal de qualité
Un guide nous a fait découvrir ce magnifique endroit, où l’on a pu voir que tout est fait à la main, pièces par pièces, étapes par étapes. Ce qui rend chaque résultat unique.

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Cette fabrication est très élaborée et suit de nombreuses étapes précises que l’on découvre tout au long de la visite.

vvNous avons pu observer les procédés des 6 étapes où les matériaux et la précision sont les éléments primordiaux. A la fin de cette visite, nous avons découvert un magasin/musée où les créations de cette fabrique sont vendues. On peut y trouver des immenses vases, des baguettes chinoises, des bijoux, des stylos …

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Ecrit par Alexandre LAFFARGUE & Sarah BEZI

Visite d’un géant de la distribution : Carrefour

Dans le cadre de notre séjour à Pékin, nous avons eu la chance de pouvoir visiter un des nombreux magasins Carrefour implantés en Chine. L’un des plus importants du pays par sa taille et son attractivité ! Petit rappel pour nos lecteurs : en Chine les terrains sont loués par l’État aux demandeurs (commerçant comme citoyens) pour une durée limitée. Pourtant celui-ci a en effet pu, chose très rare en Chine, acquérir le terrain sur lequel il est construit, ce qui lui donne les pleins droits de construction et de propriété. De ce fait, le bâtiment a pris des allures de centre commercial pour créer du dynamisme et attirer les familles. Celles qui souhaitent faire leurs courses chez Décathlon ou encore se restaurer dans les différents cafés et restaurants implantés tout autour, trouveront à coup sûr leur bonheur. Ce site présente également la particularité d’exploiter le plus possible les énergies vertes pour répondre à ses besoins quotidiens. Ceci est le reflet d’une tendance grandissante dans le pays, et qui tend à s’étendre encore davantage à l’avenir.

Sur place, nous avons été accueillis vers 10h par le directeur du magasin Mr Otero, un catalan à l’accent prononcé. Ce fut l’occasion d’échanger sur les défis actuels de Carrefour en Chine, les choix stratégiques mis en place pour répondre continuellement aux besoins d’une population en constante évolution. Notre champion français de la distribution a longtemps fait office de source d’inspiration pour les chinois, et malgré cela il faut aujourd’hui s’adapter aux enjeux du numérique et du e-commerce pour ne pas prendre trop de retard.

Faisant office de deuxième partie de la visite, nous avons pu voir concrètement ce qu’est Carrefour en Chine, les différences ou les similitudes remarquables avec ce que nous connaissons tous en France. Le magasin se structure sur deux étages, avec le premier étage pour tous les vêtements, ustensiles, produits de soin, objets connectés, électroménagers. Toute la partie nourriture se situe au second étage. La stratégie mise en place pour le positionnement des rayons est exactement le même que les supermarchés aux États-Unis.  Tous les produits les plus achetés (huile, œuf, riz, viandes et légumes) se situent au deuxième étage, au fond du magasin. Les clients sont donc obligés de passer par tous les autres rayons dans le but de les inciter à consommer davantage. Les produits en promotions sont visibles par une indication en rouge et jaune. Des blocs de produits en promotions sont aussi présent sur tout le couloir, tout comme les supermarchés aux États-Unis. Cependant, nous pouvons apercevoir des rayons spéciaux, avec une grande pancarte extrêmement visible. Ces rayons sont uniquement pour les produits importés. En Chine, avec des normes plus basses que les pays occidentaux, tous les produits importés sont considérés de meilleures qualités. Un marché spécial est aménagé pour les habitudes de consommation chinoise. Les personnes âgées ont l’habitude d’acheter dans un environnement de marché locale, cette disposition permet de leur proposer un environnement familier, pour satisfaire une habitude difficile à changer.

Nous avons conclu notre matinée par un temps libre pour observer, visiter, acheter ce qui nous était nécessaire, notamment en prévision de notre séjour à Shanghai. Ce fut un excellent moment, un petit bout de France dans ce séjour qui rappelle à chacun d’entre nous que le séminaire est loin d’être terminé, et qu’il faut garder l’esprit éveillé.

Ecrit par Charles Plougastel et Pascal Lin

LES TOMBEAUX DES MINGS

Nouvelle journée dans la capitale chinoise, direction : un lieu incontournable de l’histoire du pays : Les tombeaux des Mings.  Nous sommes tous impatients de découvrir encore une fois une partie de l’histoire de l’Empire du Milieu.

Se situant à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Beijing, les tombeaux des Mings sont les mieux protégés parmi tous les tombeaux impériaux de Chine, l’UNESCO les a même classés dans le patrimoine culturel mondial.

Pour rappel, la dynastie Ming était une lignée d’empereurs qui a régné sur la Chine de 1368 à 1644, et fut la dernière dynastie chinoise dominée par les Han. Aujourd’hui, le cimetière impérial couvre une superficie de 120 kilomètres carrés et 13 empereurs de la dynastie y reposent avec 23 impératrices et un certain nombre de concubines. De plus, le site historique a été conçu en fonction de la croyance « Feng- shui ».

Toutes ces tombes partagent le même chemin sacré, une avenue au milieu de la zone de la tombe. Nous pénétrons donc dans le site par la « Voie des Esprits » des deux côtés de laquelle se dressent 36 sculptures en pierre dont 24 représentent des animaux et 12 des figures humaines.

Nous étions ravis de pouvoir visiter un tel endroit aussi sacré. Mais aussi émerveillés par ces statues imposantes, nous avions fait un bond en arrière à l’époque de cette fameuse dynastie. Nous avons tous aimé cette immersion dans l’histoire de l’Empire du Milieu grâce à notre incroyable guide Roberto qui nous accompagnait dans chaque visite culturelle. Une visite à ne surtout pas manquer lorsque l’on passe par la capitale chinoise !

Ecrit par Rita Baco

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Conférence avec Alexandre Heuzé

Le mercredi 28 février, nous continuons notre semaine sur Pékin avec Alexandre Heuzé. Cet homme aux 41 printemps arrivé en Chine en 2000 connaît un parcours impressionnant dans l’empire du Milieu. En ayant effectué une partie de ses études en Afrique, il s’est ouvert dès sa jeunesse à l’international. Diplômé en ingénierie aéronautique, il a très rapidement eu une mission dans ce domaine en Chine via l’ambassade de France. Cette expérience chinoise l’a incité à effectuer son service civique en Chine.

Néanmoins, après toutes ces expériences asiatiques, il n’avait pas prévu d’effectuer sa carrière sur le sol asiatique. Lors de son retour en France, il s’est engagé en tant que fournisseur de Snecma. Le marché concurrentiel dans le domaine de l’aéronautique l’a de nouveau conduit sur le territoire chinois. Sa connaissance du pays fut un atout indéniable. Cependant, le chinois étant une langue complexe, le manque de pratique se traduit par un oubli quasi complet de la langue. A la suite de l’échec de sa mission, il s’est lié à Arcelor afin de devenir Directeur Général des bureaux de Shanghai. La rencontre avec sa femme lui a permis d’entrer par la suite dans le l’univers des softwares.

Depuis 9 ans, il travaille dans le milieu de la billetterie pour les stations de ski en Chine. La croissance de ce milieu est exponentielle dans le pays, avec notamment les Jeux Olympiques d’hiver qui seront organisés à Pékin en 2022. En parallèle, il a investi afin d’importer des produits de puériculture en Chine, principalement de la nourriture. Le but était de proposer aux chinois des produits de qualité qui n’étaient pas disponibles sur le marché chinois. Bien que cette expérience fût brève, elle lui apporta des connaissances supplémentaires. Toutefois, il ne s’est pas contenté de nous énumérer son parcours.

Alexandre Heuze fut pour nous une source d’informations concernant la Chine et le business. Son parcours assez atypique qui l’a emmené en Afrique, en Chine dans le domaine aéronautique, les softwares ou dans la billetterie de station de ski rendent ses propos d’autant plus captivants. Il nous a également de nombreux conseils, en lien avec son expérience. Le business qu’il soit en Chine ou ailleurs, demande toujours une part mystérieuse ; tout peut se jouer lors d’une rencontre hasardeuse. Il faut néanmoins provoquer son destin en allant à la rencontre des bonnes personnes via des forums, salons ou marché. Le Guangxi, toujours le Guangxi… Le travail sur le terrain ne doit jamais être laissé de côté au profit d’un bureau confortable.

Ecrit par Andy Joghee

 

Wangfujing : « Un quartier illustrant la Chine développée et traditionnelle »

Wangfujing fut une de nos premières visites à Pékin. Nous n’avons pas été déçu et surtout impressionné. Au-delà des aprioris et des étiquettes de la Chine des années 80-90 celle-ci a fortement changée.

Nous sommes arrivés dans un quartier fait d’énormes centres commerciaux. En effet, il y en avait un certain nombre, tous plus lumineux les uns que les autres. Nous avons pu entrer dans certains d’entre eux. Nous avons constaté qu’ils étaient organisés sur plusieurs niveaux et de manière très logique et bien pensée. Dans les étages du rez-de-chaussée les marques fashion et streetwear telles que Nike, Adidas ou encore les marques moyen de gammes de toutes sortes comme Casio, H&M, Uniqlo ou autres. Dans les étages supérieurs on trouve les marques de luxe internationales et en grande majorité françaises. On a été épaté par le nombre de références autant dans les marques de montres, d’habits et accessoires luxueux comme Louis Vuitton, Channel, Gucci… et les marques de couturiers. Nos amis Chinois sont friands du Luxe étranger et le font savoir en grande mesure. Cependant, ce qui nous a surpris c’est le contraste entre Mall modernes constitués de nombreux choix de marques et rues traditionnelles.

Nous avons été conseillés sur une rue traditionnelle qu’il fallait absolument ne pas manquer. Nous y sommes allés plein d’enthousiasme et le premier challenge a été de se frayer un chemin au milieu de la foule de Chinois qui s’opposait face à nous. Cette rue était principalement composée de snack « à la Chinoise ». Des petits bouibouis qui vendaient des brochettes de petits scorpions encore vivants, des sauterelles et d’autres insectes tous autant appétissants les uns que les autres… Il y avait aussi des magasins de souvenirs desquels on peut vanter les techniques commerciales infaillibles.

En résumé un contraste et une balance bien équilibré entre modernité avec des grandes marques connus mondialement et tradition avec des petits vendeurs de proximité entre snacks et souvenirs, un moment bien apprécié et plein de découvertes.

Paul CALVET

Un inoubliable spectacle de Kung Fu

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Lors de notre séjour à Pékin, nous nous sommes rendus au théâtre rouge où il est possible d’apprécier des représentations de Kung Fu. Ces shows sont réalisés par des professionnels issus d’écoles de Kung Fu. Tous les mois, une école s’empare de la scène et offre un spectacle à couper le souffle.

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Celui auquel nous avons pu assister, raconte l’histoire d’un jeune enfant qui quitte sa mère afin d’integrer une école de Kung Fu. Nous assistons à sa difficile ascension jusqu’à atteindre la maitrise du Kung Fu…ou plutôt des Kung fu !! En effet, ce héros ainsi que ses amis se forment à l’acquisition des arts martiaux tels que le Kung Fu du tigre, de la grenouille, du scorpion, de l’aigle, du singe et bien d’autres, le tout à mains nues ou avec des armes.

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Le message véhiculé au travers de ce spectacle est que pour atteindre ses objectifs, il ne faut pas reculer devant l’effort et accepter de faire sacrifices car le chemin vers le succès est rempli d’obstacles. Le théâtre rouge est une destination que nous vous recommandons tous lors de votre passage à Pékin.

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Écrit par René Delanne et Esther Paez.

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